lundi, octobre 22, 2012

La bande annonce de Naheul-movie : .

Et voilà la bande annonce ultra merdique de Naheul-movie.

Le bêtisier de Naheul-movie : .

Voilà le bêtisier d'un ancien projet de film basé sur Naheulbeuk.
C'est mal filmé, la qualité est merdique et les acteurs sont pitoyables mais c'était marrant ^^

jeudi, septembre 20, 2012

Quand vient la fin de l'été : .

Le barbec de Damien, c'était comme ça...

mardi, septembre 04, 2012

Adieu l'ami : .

Le HF6 de Clabecq est tombé ce mardi à 11h55, triste jour pour les amoureux du patrimoine.









vendredi, août 31, 2012

Les derniers jours du HF6 : .

Clabecq retient son souffle...


jeudi, août 16, 2012

Les barrages : .

Petit après-midi aux barrages avec une partie de la bande.






lundi, août 06, 2012

Pairi Daiza : .

Petite journée sympathique à Pairi Daiza avec ma moitié.









Le clip du mois : .

Vous nous manquerez...



dimanche, juillet 22, 2012

Unseen By most eyes : .

Hier soir, concert très sympa d'Unseen by most eyes, le groupe de métalcore de Damien et Gus.








mardi, juillet 10, 2012

L'enterrement de la tarte 2012 : .

Voilà l'intégralité de l'enterrement de la tarte en vidéo.
Les connaisseurs ne manqueront pas d'apercevoir Mahoh, Jeremy, Christopher, Julien, Malika et moi-même.

dimanche, juillet 08, 2012

Chapitre 3 : Le Dr Mammite : .


Le lendemain matin, Archimondus et Godeburge s’étaient levés aux aurores. Pour aider leur abominable rejeton, ils avaient décidés de vider leur gigantesque stock d’alcool dans l’égout le plus proche, ce qui provoqua la mort de la majorité de la faune aquatique souterraine. Leur méfait accompli, ils rentrèrent dans leur chaumière redoutant l’heure fatidique où Tripotin, assoiffé, allait se réveiller et réaliser avec horreur qu’il resterait sobre la journée entière.
Inquiet, Archimondus acheva son paquet de cigarette, embaumant  ainsi la maison d’une atmosphère nauséabonde et irrespirable.
Trois paquets plus tard, alors que les rideaux jaunissaient à vue d’œil, des petits pas se firent entendre dans l’escalier. Tripotin entra dans la pièce, éructa avec force et se dirigea vers le frigo en grattant ses testicules rachitiques. Après avoir longuement regardé dans chaque recoins de la cuisine, il se dirigea sans un mot vers la cave, là où se trouvait il y a encore quelques heures une monumentale réserve de bière mais il ne trouva rien d’autre qu’un monstrueux godemichet maculé de croûtes jaunâtres et de fluide vaginal déshydraté qui trainait dans un coin miteux de la soute à charbon. C’est à ce moment que son père apparu derrière lui et le prit dans ses bras. Tripotin compris immédiatement ce qui se passait, il serra son père contre lui et ils commencèrent tout deux à pleurer, unis dans l’abominable perspective d’une vie non éthylique, sans cuite ni régurgitation.
Accablé par le chagrin, Tripotin lâcha son géniteur, se recroquevilla dans un coin sombre et entra dans un état léthargique dont il ne sortit que deux jours plus tard, lorsque ses parents décidèrent de l’emmener voir le spécialiste qui leur avait été recommandé par Mr Fouffe.

Le docteur Mammite était spécialisé dans l’étude des prolapsus, il avait été jadis un proctologue réputé mais ses penchants zoophiles l’avait finalement poussés vers la médecine vétérinaire.
Nul ne sut jamais pourquoi l’ancien directeur d’école avait conseillé cet homme aux parents de notre héros mais le destin de celui-ci s’en trouva changé à tout jamais.
La petite famille arriva chez Mammite en début d’après-midi. Après deux bonnes heures d’attente, ils virent sortir une vieille femme aveugle accompagnée d’un vieux chien anémique  dont l’orifice rectal avait apparemment été soumis à de fortes dégradations.
En rentrant dans l’antre de l’infâme praticien, ils furent tous frappés par l’agencement insolite du cabinet. En effet, outre le traditionnel bureau encombré de papiers en tout genre ainsi que la couchette et les armoires pleines de remèdes improbables, la pièce était remplie de cages sombres d’où sortaient des cris de détresses lancés par de pauvres animaux apeurés.
Le médecin invita la famille à entrer , serra la main des parents et regarda Tripotin avec un sourire malsain et édenté.

Celui-ci, mal à l’aise, s’assit en silence et regarda ses pieds furonculeux. Godeburge et Archimondus racontèrent alors ce qui les amenaient-là, ils expliquèrent aussi ce qu’ils espéraient du docteur et ce qu’ils voulaient voir devenir leur fils : un enfant respectable et totalement désintoxiqué. Mammite les écouta avec  attention puis leur expliqua ce qu’il prévoyait pour le traitement. Il imagina alors une solution médicamenteuse à base de calmants et de vaseline et demanda aux deux parents si il pouvait garder leur rejeton en observation pour la nuit. Ceux-ci acquiescèrent et ils repartirent par où ils étaient venus. Seul, Tripotin était devenu étrangement calme. Terrifié par le regard sournois du médecin, il s’était agenouillé dans un coin de la pièce, dans l’espoir de passer inaperçu jusqu’au lendemain. Observant les cages avec attention, il vit un vieux teckel apeuré dont l’anus avait apparemment été arraché puis recousu avec du fil de fer. La pauvre bête n’était malheureusement pas la seule dans cet état et c’est prit d’une peur incontrôlable que notre héros tentât de fuir par une fenêtre. Son misérable plan d’évasion s’arrêta  lorsqu’il senti une aiguille pénétrer dans sa nuque.
Il se réveilla quelques heures plus tard, nu comme un ver et entouré de barreaux. Le docteur avait choisi d’enfermer l’enfant dans une vieille cage rouillée aux côtés d’une bête atroce et difforme qui devait être à l’origine un splendide chat tigré mais dont la hideur actuelle faisait plus penser à un acteur de la monstrueuse parade qu’à un félin. Celui-ci, n’appréciant pas la présence de Tripotin, décida de lui sauter au visage avant de lui planter  griffes et dents dans son visage renfrogné et inesthétique.
L’enfant, effrayé, attrapa alors l’assaillant et lui arracha violemment une touffe de poil avant de lui écraser la tête dans les barreaux. Le pauvre animal essaya de se débattre mais son adversaire ne lui laissa aucune chance. Son crâne éclata en menu morceaux et Tripotin, mourant de faim n’eut d’autres choix que de se repaître de la matière cervicale qui s’écoulait doucement sur le sol crotté de la cellule.
L’absorption de cet organe lui provoqua alors un plaisir inespéré et une épouvantable érection se dressa alors entre ses jambes.

Le docteur Mammite revint une heure plus tard, sifflotant et tenant à la main une bouteille de Glenfiddich à moitié vide. Titubant au milieu de son cabinet, il remarqua une flaque de sang sur le sol et s’approchant de la scène de crime, il vit Tripotin, recroquevillé sur lui-même, dévorant un rein qu’il avait arraché à la misérable carcasse. Le pauvre gamin étant couvert de griffes et d’hémoglobine, fut sorti de sa cage par le médecin qui lui nettoya ses plaies et effaça toute trace de lutte de son corps chétif. C’est alors que le médecin remarqua l’ignominie logée sous la ceinture de son patient, ce qui ne manqua pas d’attiser ses fantasmes les plus inavouables.
L’enfant sortit alors de sa transe carnassière et prit peur. Il courut vers l’une des cages et l’ouvrit, libérant ainsi un vieil épagneul aux poils graisseux qui n’hésita pas une seconde à sauter au cou du vétérinaire, lui arrachant un lambeau de chair au passage. Mammite, dans une rage sans borne, assena un violent coup de scalpel dans le ventre du pauvre chien, regarda les entrailles s’écouler sur le sol et écrasa le foie du malheureux animal sous sa chaussure.

Tripotin vit alors toute l’horreur dont était capable le zoophile. Mammite venait de sortir son sexe turgescent à l’air libre et il s’était mis à l’astiquer avec vigueur à quelques centimètres de la bête morte avant d’expulser une crème blanchâtre sur le museau de celle-ci.
Après cet abominable forfait, le médecin esquissa un sourire inquiétant et se retourna vers notre héros. Il s’avança vers lui et le plaqua violement contre son bureau, se délectant des cris de détresse du pauvre petit, c’est là qu’une idée lui vint à l’esprit. Il avait cette envie depuis longtemps mais il n’avait jamais eu l’occasion de la mettre en pratique. Le temps était venu, l’ultime perversion, le fantasme de toute une vie. Pour faciliter sa tâche, il attacha sa pauvre victime avant de lui enfoncer un speculum dans le sphincter, mettant ainsi à jour son immonde parois intra-rectale.
Le but ultime de la manœuvre était d’expérimenter le touché murido-rectal, ce qui consistait à introduire un rongeur dans l’anus d’un sujet. Le médecin se dirigea donc vers un petit terrarium et attrapa un gros rat dégueulasse qui trainait dans un coin avant d’entamer l’introduction de la bête sous les supplications et les injures obscènes de l’enfant. Une fois son méfait accompli, il enleva le speculum et laissa la victime livrée à elle-même dans l’univers gazeux et malsain des bas-fonds intestinaux. Le rat essaya de sortir en grattant à sang les parois anale de Tripotin mais, voyant que la sortie était obstruée, il décida d’avancer vers le colon, avalant au passage quelques restes de bries non digérés. Malheureusement pour lui, les intestins étaient impraticables et l’animal, résolu, abandonna tout espoir de survie.
Il s’affala contre une crotte chaude et mourut à petit feu.
Mammite revint à la raison peu de temps après et décida qu’il était grand temps de détacher le gosse. Il le rhabilla, sécha ses larmes, lui offrit une trappiste en échange de son silence et lui laissa enfin un peu de répit.
Godeburge et Archimondus revinrent le lendemain matin et furent très heureux de revoir leur rejeton. Le médecin leur fit croire que celui-ci avait vaincu son affliction grâce à un traitement miraculeux et c’est le sourire aux lèvres que la petite troupe retourna dans la demeure familiale. Le rat qui se trouvait encore dans ses entrailles fut expulsé dans la douleur avec les restes de son dernier repas et sa dépouille gonflée ne manqua pas de boucher le tuyau d’évacuation qui répandit une substance brunâtre et malodorante dans toute la maison. Notre héros en profita pour batifoler gaiement dans les excréments de son géniteur, ignorant qu’au fond de son être, l’esprit du rat avait fusionné avec les cellules de son corps modifiant profondément sa vie  et son avenir.

Le docteur Mammite mourut quelques jours plus tard des suites d’une infection fulgurante transmise lors d’un rapport sexuel qu’il avait eu avec un vieux cocker tuméfié. Son cadavre fut retrouvé des semaines plus tard, après qu’il se soit fait  en partie dévoré par un fox terrier qui avait réussi à s’échappé d’une des cages. Quant aux autres animaux qui avait été séquestrés par l’infâme docteur, ils furent revendu à de multiples restaurateurs chinois qui apprécièrent grandement la substance testiculaire qui avait parfumé les chairs animale..

lundi, juillet 02, 2012

Le HF5 : .


Ancienne photo du HF5 donnée par mon oncle.

dimanche, juillet 01, 2012

Le clip du mois : .

La suite du clip "In waves" de Trivium.

vendredi, juin 29, 2012

Le zoo de Maubeuge : .

Petite ballade dans le zoo de Maubeuge.




lundi, juin 18, 2012

Le Clip du mois : .

Retour du clip du mois avec ce très beau clip de Trivium.

jeudi, juin 14, 2012

Chapitre 2 : Un monstre à la maternelle : .


Le premier jour d’école est toujours un déchirement pour les enfants. Ce fut bien entendu aussi le cas pour Tripotin mais contrairement aux autres, ce n’était pas sa mère qu’il pleurait.
Ce qui l’attristait au plus haut point c’était la perspective qu’il passerait une demi journée dans la sobriété la plus totale.
Il passa son premier jour dans un coin de la classe, sans un regard pour les autres élèves qui s’amusaient pourtant avec une multitude de jouets divers et colorés. L’institutrice, madame Buffet, s’inquiétant grandement pour cet enfant solitaire, décida de partager un jeu avec lui, elle prit alors un splendide ours en peluche et le plaça dans ses bras maigrelets.
Un enfant ordinaire aurait sans doute trouvé cet ours touchant et il l’aurait certainement câliné durant des heures mais Tripotin n’était malheureusement pas un enfant comme les autres. Il regarda la peluche d’un air circonspect et c’est avec un dédain sans bornes qu’il repoussa violemment le pauvre ursidé avant de sortir un couteau suisse de sa couche. A l’aide de celui-ci, il arracha l’œil droit de l’animal avant d’ouvrir son ventre, répandant ainsi son contenu ouateux sur le sol sous les yeux effrayés des autres bambins.

C’est alors que la cloche sonna enfin la fin de la journée.

Tripotin bouscula rageusement les autres élèves, arriva à l’entrée de la classe et sauta dans les bras de son père, à qui Godeburge avait confié la responsabilité de le ramener sain et sauf dans la demeure familiale. Une fois chez eux, Tripotin descendit des bras de son père, se dirigea vers le frigo et l’ouvrit énergiquement. A son grand désarroi, il constata que celui-ci avait été vidé de tout son alcool, il ne restait qu’une boîte entr’ouverte de sardine malodorante qui pourrissait là depuis des mois ainsi qu’un vieux sandwich spongieux dont la mayonnaise avait viré au vert pâle.

Ne sachant pas quoi faire, le marmot alcoolique se jeta à terre et se mit à pleurnicher à grand bruit, inondant de ses grosses larmes le sol gras et poussiéreux de la cuisine. Sa mère apparu enfin et tenta de le réconforter en le prenant contre elle mais celui-ci lui décocha un furieux coup de poing dans l’œil.
Surprise par tant de haine, Godeburge lâcha son fils qui tomba lourdement dans la litière de Gras-Double. Pour se faire pardonner, la pauvre femme emmena son fils au magasin. Couvert d’excréments félin, Tripotin découvrit alors l’immense variété de bière qui existait en Gelbique. Il en choisi une avec un éléphant rose sur l’étiquette et c’est avec un caddie complet qu’ils ressortirent de la grande surface. Le sourire aux lèvres, le bambin ouvrit une bouteille et c’est dans l’ivresse la plus totale qu’il franchit à nouveau le seuil de sa modeste demeure.
Le lendemain matin, l’affreux marmot, ne voulant pas revivre l’abominable calvaire de la veille, avait prévu le coup. En effet, il avait caché sur lui quelques bouteilles et il comptait bien ne pas faire attendre trop longtemps son palais délicat.
Il alla se cacher dans un coin reculé de la classe, ouvrit une partie de sa précieuse réserve et resta là une partie de la matinée. Un peu avant la récréation matinale, madame Buffet s’absenta quelques minutes en vue de soulager un besoin pressant avec le directeur, Monsieur Fouffe. Aucun des deux adultes n’avait remarqué le très inquiétant comportement de Tripotin et c’est à moitié défroqués qu’ils se rendirent aux toilettes.
Le bambin ivre-mort profita de ce moment pour essayer de se faire des amis, il se leva donc et tituba jusqu’à un gros château en plastique où s’était retranché un groupe d’enfants. Il frappa gentiment à la porte de cet édifice de pacotille mais il obtenu comme unique réponse, un énorme crachat gluant, qu’un gros gamin abjecte avait cru bon de lui envoyer. Notre pauvre héros, surpris, tomba à la renverse et s’écorcha le coude sur le tapis de la salle.
L’exécution de l’ours en peluche n’avait pas favorisé son intégration et les affreux châtelains n’hésitèrent pas une seconde à rire de lui. C’est dans une colère noire que Tripotin se releva, attrapa une bouteille vide et la lança en direction du château.
Le projectile explosa au visage de la petite Gisèle, une épouvantable peste blonde couverte d’affreux bubons putrescents que les bouts de verre tranchants ne manquèrent pas d’éclater dans une gerbe de liquide épais et nauséabond.

Profitant  de la confusion régnant dans le camp adverse, Tripotin décida d’assiéger le petit château. Pour accomplir cette tâche, il avait dénicher une épée en bois dans un coffre ainsi qu’un arc accompagné d’un carquois rempli de flèches à ventouse.
C’est grâce à celui-ci qu’il mis hors d’état de nuire Adriano, l’exécrable sicilien graisseux qui lui avait craché dessus. Après cet épisode héroïque, les pleurs se firent entendre à l’intérieur de la forteresse et notre héros, lassé de guerroyer , prit l’initiative de défoncer la porte et de pénétrer dans la cachette des morveux.
C’est là qu’étaient étendues, dans une marre de sang, les deux victimes du siège. Les autres gamins, pleurnichant et tremblant,  étaient recroquevillés dans un coin et cette attitude méprisable eut pour effet de décupler l’appétit chevaleresque de Tripotin. La bataille se termina par des coups d’épée, d’horribles cris et un filet de sang frais s’écoulant sur le sol.

Madame Buffet rentra en classe quelques minutes plus tard en s’essuyant vigoureusement la bouche et c’est là qu’elle vit toute l’horreur que son absence avait engendrée.
Là, au centre de la classe, étaient entassés plusieurs élèves et Tripotin était assis au sommet de ce pathétique amas pleurnichant. L’épée du vainqueur était, quant à elle,  plantée dans le rectum d’Adriano qui regrettait amèrement d’avoir provoqué cette situation incongrue. Les autres élèves de la classe étaient entassés dans un coin de la pièce, pétrifiés de terreur et humant les étrons frais qui avaient été relâchés suite à la peur engendrée par le petit ivrogne.

L’institutrice, outrée par cette ignoble scène, attrapa le vainqueur, le jeta violement hors de la classe et décida de l’attacher à un porte manteaux avec l’aide d’une grosse corde en nylon. Elle rentra ensuite en classe afin d’aider les enfants meurtris, elle enleva les bouts de verre du visage de Gisèle et enleva l’arme chevaleresque du corps d’Adriano avant de les emmener à l’infirmerie sans un regard pour leur tortionnaire qui était occupé à ronger assidument ses liens.
Ce n’est que peu après le retour en classe de madame Buffet qu’il parvint enfin à se libérer.
Pendant son emprisonnement, il avait longuement réfléchi et avait décidé de faire subir de sévères représailles à son institutrice. C’est ainsi qu’il se dirigea vers l’accueil et qu’il réussi à dérober un trousseau de clés. Une fois revenu à son point de départ, il testa silencieusement chacune d’elles et, trouvant la bonne, ferma sa classe à double tour. Il sorti ensuite un briquet de sa couche et alluma un morceau de papier qu’il avait glissé dans la serrure. Le feu s’étendit à la porte puis à la classe, obligeant les moufflets effrayés à sauter par la fenêtre.
Madame Buffet, quant à elle, décida de rester dans la pièce avec l’espoir insensé d’éteindre les flammes avec une couverture miteuse. Malheureusement pour elle, Tripotin avait vomi sur celle-ci et l’alcool contenu dans la mixture eu pour effet d’attiser l’incendie qui se propagea à ses vêtements puis à son corps. N’ayant plus d’autres choix, la pauvre femme sauta à son tour par la fenêtre et retomba lourdement quelques mètres plus bas, plusieurs bambins urinèrent alors sur sa lamentable carcasse et réussirent à éteindre ses chairs.

L’incendie fini par être maîtrisé mais l’école fut presque entièrement
détruite et elle n’accueillit plus jamais d’enfants.
Madame Buffet fut défigurée à vie mais fut très vite engagée dans un studio hollywoodien où son ignoble faciès ne manqua pas d’effrayer le public qui n’hésita pas à payer une fortune pour la voir. Les enfants s’en sortirent plutôt bien, on dénombra seulement quelques jambes cassées et quelques brûlures bénignes. Seul le petit Adriano, qui avait cru bon de faire rôtir ses tartines dans le feu, avait péri. On ne retrouva presque rien de lui à part de la graisse noircie, quelques dents et une main tenant encore son repas, il était mort par sa goinfrerie et ne manqua à personne mis à part aux fabricants de sucreries locaux qui firent en grande partie faillite.
Quant à Tripotin, on le retrouva paisiblement endormi dans un caniveau, tenant entre ses petits bras une flasque de whisky qu’il avait réussi à dérober en même temps que les clés.

Quelques jours plus tard, Archimondus et Godeburge furent convoqué dans la maison de campagne du directeur qui leur parla longuement. S’en était trop, ils décidèrent à l’unanimité que Tripotin devait voir un spécialiste. Mr Fouffe leur donna les coordonnées d’un certain Dr Mammite et sera la main des deux parents avant de les jeter brutalement hors de chez lui.

mardi, juin 12, 2012

50° Nord : .

Mise en ligne de mon passage dans l'émission 50° Nord.

dimanche, mai 20, 2012

Prochain tatoo : .


Voilà un aperçu de mon prochain tatouage.


Naissance d'un héros : .

Voici donc le premier chapitre des nouvelles aventures de Tripotin, cette histoire raconte l'enfance de notre héros légendaire.
Bonne lecture.


Notre histoire débute le 1er mars 1985, dans une abominable et sordide maison de la région de Charleroi.
Ce matin-là, Godeburge, malgré son accouchement imminent, s'était levée une fois de plus très tôt afin de préparer un somptueux déjeuner riche en matière grasse à son mari. Celui-ci était encore rentré tard et son haleine alcoolisée emplissait chaque recoin de sa modeste chaumière.
Perdu au beau milieu d'un rêve douteux, celui-ci ne remarqua pas que la pauvre femme avait, durant la nuit, perdu les eaux dans le lit conjugal et c'est dans un sommeil plus que profond qu'il fit rouler son énorme corps difforme dans le liquide amniotique qui humecta abondamment sa splendide moustache José-Bovienne.
Après avoir nettoyé sommairement sa cuisine, Godeburge fut prise d'affreuses contractions. Souffrant de colique aiguë, elle se rendit aux toilettes et vida ses boyaux dans un tonitruant vacarme suivi d'un effluve suffocant auquel ses pauvres voisins n'échappèrent pas.

Un cri assourdissant se fit entendre.
Godeburge se releva précipitamment du trône fécal et vit avec horreur un être rosâtre et flétri gisant au milieu de sa détresse intestinale. Alerté par les cris inhumains, Archimondus, le père de l'abomination, se leva et ouvrit brutalement la porte des toilettes.
Trouvant qu’elle faisait beaucoup trop de bruit, il vomit un flot d’injures obscènes au visage de la pauvre Godeburge qui, incommodée par l’odeur pestilentielle provenant du gosier de son mari, sombra dans un profond coma.
Ne remarquant même pas la pauvre créature paisiblement endormie au fond des chiottes, Archimondus baissa son sublime slip jaunâtre et urina sur celle-ci, lavant par la même occasion les multiples impuretés qui s’était déjà agglutinées à elle.
Sentant ce liquide malodorant ruisseler sur lui, le nouveau-né se réveilla brusquement dans un cri atroce et guttural, faisant sursauter d’effrois son ignoble père qui eu pourtant le réflexe incongru de le sortir des toilettes et de le poser sur la table du salon, là où s’amassait depuis des semaines des dizaines de canettes de bière vides ainsi que de multiples cendriers débordants de mégots écrasés.
Ne ratant jamais un seul épisode d’amour, boire et roter, Archimondus alluma alors la télévision, s’ouvrit une nouvelle bière et tomba dans l’inactivité la plus totale.

Le nourrisson resta couché là durant de longues heures attendant qu’une main secourable lui vienne en aide. Ce n’est que tard dans la soirée que Godeburge se réveilla et entreprit la tâche ingrate de langer le moufflet, ce qui n’était pas une mince affaire car il était presque impossible de discerner la tête du postérieur. Malgré tout elle réussi à l’habiller avant d’essayer de le nourrir.  

Elle lui tendit un sein mais il détourna hargneusement la tête, le lait maternel ne l’intéressait visiblement pas. L’heure suivante, le farfadet vit défiler devant ses yeux larmoyant d’innombrables panades qui l’intéressèrent autant que la sortie du dernier Barbara Streisand.
Archimondus, qui s’était entre-temps réveillé, décida dans un relent vomitif ignoble de bénir son fils. Peu enclin à produire de l’eau bénite, il se saisit d’une bière et décida, malgré les supplications de Godeburge, de la vider sur son rejeton.
A la surprise générale, les yeux du gosse s’illuminèrent d’une flamme nouvelle, il tourna la tête et tendit les bras vers la canette vide.
Le père se leva d’un bond et entreprit de lui préparer un biberon de sa meilleure choppe avant d’arracher brutalement l’enfant des bras de sa mère. Heureux comme un italien devant un plat de pâte, le gnome bu d’un trait la substance mousseuse avant d’éructer bruyamment sous les yeux enchantés de son géniteur.

Les jours qui suivirent confirmèrent cette tendance alcoolique et la pauvre Godeburge dut se rendre à l’évidence, cet enfoiré de morveux avait hérité des déficiences de son père. Pire encore, l’absorption du liquide lui procurait un tel plaisir qu’elle produisait de soudaines et incontrôlables érections qu’il ne manquait pas d’astiquer frénétiquement. L’obscène bambin, qui n’avait pas encore reçu de prénom, fut alors nommé Tripotin en hommage à ses multiples palpations. Ce Prénom ridicule ne manqua pas de faire rire les voisins et, à plus grande échelle, la ville toute entière mais l’enfant était heureux et aimé de ses parents.

Les premières années de sa vie furent riches en évènements, à treize mois il fit ses premiers pas jusqu’au frigo et deux mois plus tard, il réussit à ouvrir lui-même ses bières.
A deux ans, il savait déjà rouler des cigarettes pour son père qui les fumait avec grand plaisir, il acquit également la capacité de ne rien faire de ses journées. Renâclant plus que tout autre chose à se lever de son lit, il avait même eu l’idée géniale de faire des provisions qu’il cachait dans sa couche. En l’espace de quelques semaines, sa petite chambre coquette devint un épouvantable dépotoir digne d’un bidonville colombien. On y trouvait de tout, de la croute de brie séchée à la peau de saucisson en passant par de vieux mégots, qu’il dérobait avec avidité dans les caniveaux du pays noir avant de les utiliser pour brûler le corps défraîchi de son chat obèse qui s’appelait Gras-Double.

Ce bonheur infini prit fin un beau jour de septembre lors de sa première rentrée scolaire.

Tripotin 1er : .


Tripotin 1er a été publié et sera bientôt en vente sur le net.
Je vous annonce également qu'un tome 2 est en préparation.

Sur les toits du pays noir : .


Quelques vues prisent au sommet du beffroi de Charleroi.