dimanche, mai 20, 2012

Prochain tatoo : .


Voilà un aperçu de mon prochain tatouage.


Naissance d'un héros : .

Voici donc le premier chapitre des nouvelles aventures de Tripotin, cette histoire raconte l'enfance de notre héros légendaire.
Bonne lecture.


Notre histoire débute le 1er mars 1985, dans une abominable et sordide maison de la région de Charleroi.
Ce matin-là, Godeburge, malgré son accouchement imminent, s'était levée une fois de plus très tôt afin de préparer un somptueux déjeuner riche en matière grasse à son mari. Celui-ci était encore rentré tard et son haleine alcoolisée emplissait chaque recoin de sa modeste chaumière.
Perdu au beau milieu d'un rêve douteux, celui-ci ne remarqua pas que la pauvre femme avait, durant la nuit, perdu les eaux dans le lit conjugal et c'est dans un sommeil plus que profond qu'il fit rouler son énorme corps difforme dans le liquide amniotique qui humecta abondamment sa splendide moustache José-Bovienne.
Après avoir nettoyé sommairement sa cuisine, Godeburge fut prise d'affreuses contractions. Souffrant de colique aiguë, elle se rendit aux toilettes et vida ses boyaux dans un tonitruant vacarme suivi d'un effluve suffocant auquel ses pauvres voisins n'échappèrent pas.

Un cri assourdissant se fit entendre.
Godeburge se releva précipitamment du trône fécal et vit avec horreur un être rosâtre et flétri gisant au milieu de sa détresse intestinale. Alerté par les cris inhumains, Archimondus, le père de l'abomination, se leva et ouvrit brutalement la porte des toilettes.
Trouvant qu’elle faisait beaucoup trop de bruit, il vomit un flot d’injures obscènes au visage de la pauvre Godeburge qui, incommodée par l’odeur pestilentielle provenant du gosier de son mari, sombra dans un profond coma.
Ne remarquant même pas la pauvre créature paisiblement endormie au fond des chiottes, Archimondus baissa son sublime slip jaunâtre et urina sur celle-ci, lavant par la même occasion les multiples impuretés qui s’était déjà agglutinées à elle.
Sentant ce liquide malodorant ruisseler sur lui, le nouveau-né se réveilla brusquement dans un cri atroce et guttural, faisant sursauter d’effrois son ignoble père qui eu pourtant le réflexe incongru de le sortir des toilettes et de le poser sur la table du salon, là où s’amassait depuis des semaines des dizaines de canettes de bière vides ainsi que de multiples cendriers débordants de mégots écrasés.
Ne ratant jamais un seul épisode d’amour, boire et roter, Archimondus alluma alors la télévision, s’ouvrit une nouvelle bière et tomba dans l’inactivité la plus totale.

Le nourrisson resta couché là durant de longues heures attendant qu’une main secourable lui vienne en aide. Ce n’est que tard dans la soirée que Godeburge se réveilla et entreprit la tâche ingrate de langer le moufflet, ce qui n’était pas une mince affaire car il était presque impossible de discerner la tête du postérieur. Malgré tout elle réussi à l’habiller avant d’essayer de le nourrir.  

Elle lui tendit un sein mais il détourna hargneusement la tête, le lait maternel ne l’intéressait visiblement pas. L’heure suivante, le farfadet vit défiler devant ses yeux larmoyant d’innombrables panades qui l’intéressèrent autant que la sortie du dernier Barbara Streisand.
Archimondus, qui s’était entre-temps réveillé, décida dans un relent vomitif ignoble de bénir son fils. Peu enclin à produire de l’eau bénite, il se saisit d’une bière et décida, malgré les supplications de Godeburge, de la vider sur son rejeton.
A la surprise générale, les yeux du gosse s’illuminèrent d’une flamme nouvelle, il tourna la tête et tendit les bras vers la canette vide.
Le père se leva d’un bond et entreprit de lui préparer un biberon de sa meilleure choppe avant d’arracher brutalement l’enfant des bras de sa mère. Heureux comme un italien devant un plat de pâte, le gnome bu d’un trait la substance mousseuse avant d’éructer bruyamment sous les yeux enchantés de son géniteur.

Les jours qui suivirent confirmèrent cette tendance alcoolique et la pauvre Godeburge dut se rendre à l’évidence, cet enfoiré de morveux avait hérité des déficiences de son père. Pire encore, l’absorption du liquide lui procurait un tel plaisir qu’elle produisait de soudaines et incontrôlables érections qu’il ne manquait pas d’astiquer frénétiquement. L’obscène bambin, qui n’avait pas encore reçu de prénom, fut alors nommé Tripotin en hommage à ses multiples palpations. Ce Prénom ridicule ne manqua pas de faire rire les voisins et, à plus grande échelle, la ville toute entière mais l’enfant était heureux et aimé de ses parents.

Les premières années de sa vie furent riches en évènements, à treize mois il fit ses premiers pas jusqu’au frigo et deux mois plus tard, il réussit à ouvrir lui-même ses bières.
A deux ans, il savait déjà rouler des cigarettes pour son père qui les fumait avec grand plaisir, il acquit également la capacité de ne rien faire de ses journées. Renâclant plus que tout autre chose à se lever de son lit, il avait même eu l’idée géniale de faire des provisions qu’il cachait dans sa couche. En l’espace de quelques semaines, sa petite chambre coquette devint un épouvantable dépotoir digne d’un bidonville colombien. On y trouvait de tout, de la croute de brie séchée à la peau de saucisson en passant par de vieux mégots, qu’il dérobait avec avidité dans les caniveaux du pays noir avant de les utiliser pour brûler le corps défraîchi de son chat obèse qui s’appelait Gras-Double.

Ce bonheur infini prit fin un beau jour de septembre lors de sa première rentrée scolaire.

Tripotin 1er : .


Tripotin 1er a été publié et sera bientôt en vente sur le net.
Je vous annonce également qu'un tome 2 est en préparation.

Sur les toits du pays noir : .


Quelques vues prisent au sommet du beffroi de Charleroi.