vendredi, juin 29, 2012

Le zoo de Maubeuge : .

Petite ballade dans le zoo de Maubeuge.




lundi, juin 18, 2012

Le Clip du mois : .

Retour du clip du mois avec ce très beau clip de Trivium.

jeudi, juin 14, 2012

Chapitre 2 : Un monstre à la maternelle : .


Le premier jour d’école est toujours un déchirement pour les enfants. Ce fut bien entendu aussi le cas pour Tripotin mais contrairement aux autres, ce n’était pas sa mère qu’il pleurait.
Ce qui l’attristait au plus haut point c’était la perspective qu’il passerait une demi journée dans la sobriété la plus totale.
Il passa son premier jour dans un coin de la classe, sans un regard pour les autres élèves qui s’amusaient pourtant avec une multitude de jouets divers et colorés. L’institutrice, madame Buffet, s’inquiétant grandement pour cet enfant solitaire, décida de partager un jeu avec lui, elle prit alors un splendide ours en peluche et le plaça dans ses bras maigrelets.
Un enfant ordinaire aurait sans doute trouvé cet ours touchant et il l’aurait certainement câliné durant des heures mais Tripotin n’était malheureusement pas un enfant comme les autres. Il regarda la peluche d’un air circonspect et c’est avec un dédain sans bornes qu’il repoussa violemment le pauvre ursidé avant de sortir un couteau suisse de sa couche. A l’aide de celui-ci, il arracha l’œil droit de l’animal avant d’ouvrir son ventre, répandant ainsi son contenu ouateux sur le sol sous les yeux effrayés des autres bambins.

C’est alors que la cloche sonna enfin la fin de la journée.

Tripotin bouscula rageusement les autres élèves, arriva à l’entrée de la classe et sauta dans les bras de son père, à qui Godeburge avait confié la responsabilité de le ramener sain et sauf dans la demeure familiale. Une fois chez eux, Tripotin descendit des bras de son père, se dirigea vers le frigo et l’ouvrit énergiquement. A son grand désarroi, il constata que celui-ci avait été vidé de tout son alcool, il ne restait qu’une boîte entr’ouverte de sardine malodorante qui pourrissait là depuis des mois ainsi qu’un vieux sandwich spongieux dont la mayonnaise avait viré au vert pâle.

Ne sachant pas quoi faire, le marmot alcoolique se jeta à terre et se mit à pleurnicher à grand bruit, inondant de ses grosses larmes le sol gras et poussiéreux de la cuisine. Sa mère apparu enfin et tenta de le réconforter en le prenant contre elle mais celui-ci lui décocha un furieux coup de poing dans l’œil.
Surprise par tant de haine, Godeburge lâcha son fils qui tomba lourdement dans la litière de Gras-Double. Pour se faire pardonner, la pauvre femme emmena son fils au magasin. Couvert d’excréments félin, Tripotin découvrit alors l’immense variété de bière qui existait en Gelbique. Il en choisi une avec un éléphant rose sur l’étiquette et c’est avec un caddie complet qu’ils ressortirent de la grande surface. Le sourire aux lèvres, le bambin ouvrit une bouteille et c’est dans l’ivresse la plus totale qu’il franchit à nouveau le seuil de sa modeste demeure.
Le lendemain matin, l’affreux marmot, ne voulant pas revivre l’abominable calvaire de la veille, avait prévu le coup. En effet, il avait caché sur lui quelques bouteilles et il comptait bien ne pas faire attendre trop longtemps son palais délicat.
Il alla se cacher dans un coin reculé de la classe, ouvrit une partie de sa précieuse réserve et resta là une partie de la matinée. Un peu avant la récréation matinale, madame Buffet s’absenta quelques minutes en vue de soulager un besoin pressant avec le directeur, Monsieur Fouffe. Aucun des deux adultes n’avait remarqué le très inquiétant comportement de Tripotin et c’est à moitié défroqués qu’ils se rendirent aux toilettes.
Le bambin ivre-mort profita de ce moment pour essayer de se faire des amis, il se leva donc et tituba jusqu’à un gros château en plastique où s’était retranché un groupe d’enfants. Il frappa gentiment à la porte de cet édifice de pacotille mais il obtenu comme unique réponse, un énorme crachat gluant, qu’un gros gamin abjecte avait cru bon de lui envoyer. Notre pauvre héros, surpris, tomba à la renverse et s’écorcha le coude sur le tapis de la salle.
L’exécution de l’ours en peluche n’avait pas favorisé son intégration et les affreux châtelains n’hésitèrent pas une seconde à rire de lui. C’est dans une colère noire que Tripotin se releva, attrapa une bouteille vide et la lança en direction du château.
Le projectile explosa au visage de la petite Gisèle, une épouvantable peste blonde couverte d’affreux bubons putrescents que les bouts de verre tranchants ne manquèrent pas d’éclater dans une gerbe de liquide épais et nauséabond.

Profitant  de la confusion régnant dans le camp adverse, Tripotin décida d’assiéger le petit château. Pour accomplir cette tâche, il avait dénicher une épée en bois dans un coffre ainsi qu’un arc accompagné d’un carquois rempli de flèches à ventouse.
C’est grâce à celui-ci qu’il mis hors d’état de nuire Adriano, l’exécrable sicilien graisseux qui lui avait craché dessus. Après cet épisode héroïque, les pleurs se firent entendre à l’intérieur de la forteresse et notre héros, lassé de guerroyer , prit l’initiative de défoncer la porte et de pénétrer dans la cachette des morveux.
C’est là qu’étaient étendues, dans une marre de sang, les deux victimes du siège. Les autres gamins, pleurnichant et tremblant,  étaient recroquevillés dans un coin et cette attitude méprisable eut pour effet de décupler l’appétit chevaleresque de Tripotin. La bataille se termina par des coups d’épée, d’horribles cris et un filet de sang frais s’écoulant sur le sol.

Madame Buffet rentra en classe quelques minutes plus tard en s’essuyant vigoureusement la bouche et c’est là qu’elle vit toute l’horreur que son absence avait engendrée.
Là, au centre de la classe, étaient entassés plusieurs élèves et Tripotin était assis au sommet de ce pathétique amas pleurnichant. L’épée du vainqueur était, quant à elle,  plantée dans le rectum d’Adriano qui regrettait amèrement d’avoir provoqué cette situation incongrue. Les autres élèves de la classe étaient entassés dans un coin de la pièce, pétrifiés de terreur et humant les étrons frais qui avaient été relâchés suite à la peur engendrée par le petit ivrogne.

L’institutrice, outrée par cette ignoble scène, attrapa le vainqueur, le jeta violement hors de la classe et décida de l’attacher à un porte manteaux avec l’aide d’une grosse corde en nylon. Elle rentra ensuite en classe afin d’aider les enfants meurtris, elle enleva les bouts de verre du visage de Gisèle et enleva l’arme chevaleresque du corps d’Adriano avant de les emmener à l’infirmerie sans un regard pour leur tortionnaire qui était occupé à ronger assidument ses liens.
Ce n’est que peu après le retour en classe de madame Buffet qu’il parvint enfin à se libérer.
Pendant son emprisonnement, il avait longuement réfléchi et avait décidé de faire subir de sévères représailles à son institutrice. C’est ainsi qu’il se dirigea vers l’accueil et qu’il réussi à dérober un trousseau de clés. Une fois revenu à son point de départ, il testa silencieusement chacune d’elles et, trouvant la bonne, ferma sa classe à double tour. Il sorti ensuite un briquet de sa couche et alluma un morceau de papier qu’il avait glissé dans la serrure. Le feu s’étendit à la porte puis à la classe, obligeant les moufflets effrayés à sauter par la fenêtre.
Madame Buffet, quant à elle, décida de rester dans la pièce avec l’espoir insensé d’éteindre les flammes avec une couverture miteuse. Malheureusement pour elle, Tripotin avait vomi sur celle-ci et l’alcool contenu dans la mixture eu pour effet d’attiser l’incendie qui se propagea à ses vêtements puis à son corps. N’ayant plus d’autres choix, la pauvre femme sauta à son tour par la fenêtre et retomba lourdement quelques mètres plus bas, plusieurs bambins urinèrent alors sur sa lamentable carcasse et réussirent à éteindre ses chairs.

L’incendie fini par être maîtrisé mais l’école fut presque entièrement
détruite et elle n’accueillit plus jamais d’enfants.
Madame Buffet fut défigurée à vie mais fut très vite engagée dans un studio hollywoodien où son ignoble faciès ne manqua pas d’effrayer le public qui n’hésita pas à payer une fortune pour la voir. Les enfants s’en sortirent plutôt bien, on dénombra seulement quelques jambes cassées et quelques brûlures bénignes. Seul le petit Adriano, qui avait cru bon de faire rôtir ses tartines dans le feu, avait péri. On ne retrouva presque rien de lui à part de la graisse noircie, quelques dents et une main tenant encore son repas, il était mort par sa goinfrerie et ne manqua à personne mis à part aux fabricants de sucreries locaux qui firent en grande partie faillite.
Quant à Tripotin, on le retrouva paisiblement endormi dans un caniveau, tenant entre ses petits bras une flasque de whisky qu’il avait réussi à dérober en même temps que les clés.

Quelques jours plus tard, Archimondus et Godeburge furent convoqué dans la maison de campagne du directeur qui leur parla longuement. S’en était trop, ils décidèrent à l’unanimité que Tripotin devait voir un spécialiste. Mr Fouffe leur donna les coordonnées d’un certain Dr Mammite et sera la main des deux parents avant de les jeter brutalement hors de chez lui.

mardi, juin 12, 2012

50° Nord : .

Mise en ligne de mon passage dans l'émission 50° Nord.