dimanche, juillet 08, 2012

Chapitre 3 : Le Dr Mammite : .


Le lendemain matin, Archimondus et Godeburge s’étaient levés aux aurores. Pour aider leur abominable rejeton, ils avaient décidés de vider leur gigantesque stock d’alcool dans l’égout le plus proche, ce qui provoqua la mort de la majorité de la faune aquatique souterraine. Leur méfait accompli, ils rentrèrent dans leur chaumière redoutant l’heure fatidique où Tripotin, assoiffé, allait se réveiller et réaliser avec horreur qu’il resterait sobre la journée entière.
Inquiet, Archimondus acheva son paquet de cigarette, embaumant  ainsi la maison d’une atmosphère nauséabonde et irrespirable.
Trois paquets plus tard, alors que les rideaux jaunissaient à vue d’œil, des petits pas se firent entendre dans l’escalier. Tripotin entra dans la pièce, éructa avec force et se dirigea vers le frigo en grattant ses testicules rachitiques. Après avoir longuement regardé dans chaque recoins de la cuisine, il se dirigea sans un mot vers la cave, là où se trouvait il y a encore quelques heures une monumentale réserve de bière mais il ne trouva rien d’autre qu’un monstrueux godemichet maculé de croûtes jaunâtres et de fluide vaginal déshydraté qui trainait dans un coin miteux de la soute à charbon. C’est à ce moment que son père apparu derrière lui et le prit dans ses bras. Tripotin compris immédiatement ce qui se passait, il serra son père contre lui et ils commencèrent tout deux à pleurer, unis dans l’abominable perspective d’une vie non éthylique, sans cuite ni régurgitation.
Accablé par le chagrin, Tripotin lâcha son géniteur, se recroquevilla dans un coin sombre et entra dans un état léthargique dont il ne sortit que deux jours plus tard, lorsque ses parents décidèrent de l’emmener voir le spécialiste qui leur avait été recommandé par Mr Fouffe.

Le docteur Mammite était spécialisé dans l’étude des prolapsus, il avait été jadis un proctologue réputé mais ses penchants zoophiles l’avait finalement poussés vers la médecine vétérinaire.
Nul ne sut jamais pourquoi l’ancien directeur d’école avait conseillé cet homme aux parents de notre héros mais le destin de celui-ci s’en trouva changé à tout jamais.
La petite famille arriva chez Mammite en début d’après-midi. Après deux bonnes heures d’attente, ils virent sortir une vieille femme aveugle accompagnée d’un vieux chien anémique  dont l’orifice rectal avait apparemment été soumis à de fortes dégradations.
En rentrant dans l’antre de l’infâme praticien, ils furent tous frappés par l’agencement insolite du cabinet. En effet, outre le traditionnel bureau encombré de papiers en tout genre ainsi que la couchette et les armoires pleines de remèdes improbables, la pièce était remplie de cages sombres d’où sortaient des cris de détresses lancés par de pauvres animaux apeurés.
Le médecin invita la famille à entrer , serra la main des parents et regarda Tripotin avec un sourire malsain et édenté.

Celui-ci, mal à l’aise, s’assit en silence et regarda ses pieds furonculeux. Godeburge et Archimondus racontèrent alors ce qui les amenaient-là, ils expliquèrent aussi ce qu’ils espéraient du docteur et ce qu’ils voulaient voir devenir leur fils : un enfant respectable et totalement désintoxiqué. Mammite les écouta avec  attention puis leur expliqua ce qu’il prévoyait pour le traitement. Il imagina alors une solution médicamenteuse à base de calmants et de vaseline et demanda aux deux parents si il pouvait garder leur rejeton en observation pour la nuit. Ceux-ci acquiescèrent et ils repartirent par où ils étaient venus. Seul, Tripotin était devenu étrangement calme. Terrifié par le regard sournois du médecin, il s’était agenouillé dans un coin de la pièce, dans l’espoir de passer inaperçu jusqu’au lendemain. Observant les cages avec attention, il vit un vieux teckel apeuré dont l’anus avait apparemment été arraché puis recousu avec du fil de fer. La pauvre bête n’était malheureusement pas la seule dans cet état et c’est prit d’une peur incontrôlable que notre héros tentât de fuir par une fenêtre. Son misérable plan d’évasion s’arrêta  lorsqu’il senti une aiguille pénétrer dans sa nuque.
Il se réveilla quelques heures plus tard, nu comme un ver et entouré de barreaux. Le docteur avait choisi d’enfermer l’enfant dans une vieille cage rouillée aux côtés d’une bête atroce et difforme qui devait être à l’origine un splendide chat tigré mais dont la hideur actuelle faisait plus penser à un acteur de la monstrueuse parade qu’à un félin. Celui-ci, n’appréciant pas la présence de Tripotin, décida de lui sauter au visage avant de lui planter  griffes et dents dans son visage renfrogné et inesthétique.
L’enfant, effrayé, attrapa alors l’assaillant et lui arracha violemment une touffe de poil avant de lui écraser la tête dans les barreaux. Le pauvre animal essaya de se débattre mais son adversaire ne lui laissa aucune chance. Son crâne éclata en menu morceaux et Tripotin, mourant de faim n’eut d’autres choix que de se repaître de la matière cervicale qui s’écoulait doucement sur le sol crotté de la cellule.
L’absorption de cet organe lui provoqua alors un plaisir inespéré et une épouvantable érection se dressa alors entre ses jambes.

Le docteur Mammite revint une heure plus tard, sifflotant et tenant à la main une bouteille de Glenfiddich à moitié vide. Titubant au milieu de son cabinet, il remarqua une flaque de sang sur le sol et s’approchant de la scène de crime, il vit Tripotin, recroquevillé sur lui-même, dévorant un rein qu’il avait arraché à la misérable carcasse. Le pauvre gamin étant couvert de griffes et d’hémoglobine, fut sorti de sa cage par le médecin qui lui nettoya ses plaies et effaça toute trace de lutte de son corps chétif. C’est alors que le médecin remarqua l’ignominie logée sous la ceinture de son patient, ce qui ne manqua pas d’attiser ses fantasmes les plus inavouables.
L’enfant sortit alors de sa transe carnassière et prit peur. Il courut vers l’une des cages et l’ouvrit, libérant ainsi un vieil épagneul aux poils graisseux qui n’hésita pas une seconde à sauter au cou du vétérinaire, lui arrachant un lambeau de chair au passage. Mammite, dans une rage sans borne, assena un violent coup de scalpel dans le ventre du pauvre chien, regarda les entrailles s’écouler sur le sol et écrasa le foie du malheureux animal sous sa chaussure.

Tripotin vit alors toute l’horreur dont était capable le zoophile. Mammite venait de sortir son sexe turgescent à l’air libre et il s’était mis à l’astiquer avec vigueur à quelques centimètres de la bête morte avant d’expulser une crème blanchâtre sur le museau de celle-ci.
Après cet abominable forfait, le médecin esquissa un sourire inquiétant et se retourna vers notre héros. Il s’avança vers lui et le plaqua violement contre son bureau, se délectant des cris de détresse du pauvre petit, c’est là qu’une idée lui vint à l’esprit. Il avait cette envie depuis longtemps mais il n’avait jamais eu l’occasion de la mettre en pratique. Le temps était venu, l’ultime perversion, le fantasme de toute une vie. Pour faciliter sa tâche, il attacha sa pauvre victime avant de lui enfoncer un speculum dans le sphincter, mettant ainsi à jour son immonde parois intra-rectale.
Le but ultime de la manœuvre était d’expérimenter le touché murido-rectal, ce qui consistait à introduire un rongeur dans l’anus d’un sujet. Le médecin se dirigea donc vers un petit terrarium et attrapa un gros rat dégueulasse qui trainait dans un coin avant d’entamer l’introduction de la bête sous les supplications et les injures obscènes de l’enfant. Une fois son méfait accompli, il enleva le speculum et laissa la victime livrée à elle-même dans l’univers gazeux et malsain des bas-fonds intestinaux. Le rat essaya de sortir en grattant à sang les parois anale de Tripotin mais, voyant que la sortie était obstruée, il décida d’avancer vers le colon, avalant au passage quelques restes de bries non digérés. Malheureusement pour lui, les intestins étaient impraticables et l’animal, résolu, abandonna tout espoir de survie.
Il s’affala contre une crotte chaude et mourut à petit feu.
Mammite revint à la raison peu de temps après et décida qu’il était grand temps de détacher le gosse. Il le rhabilla, sécha ses larmes, lui offrit une trappiste en échange de son silence et lui laissa enfin un peu de répit.
Godeburge et Archimondus revinrent le lendemain matin et furent très heureux de revoir leur rejeton. Le médecin leur fit croire que celui-ci avait vaincu son affliction grâce à un traitement miraculeux et c’est le sourire aux lèvres que la petite troupe retourna dans la demeure familiale. Le rat qui se trouvait encore dans ses entrailles fut expulsé dans la douleur avec les restes de son dernier repas et sa dépouille gonflée ne manqua pas de boucher le tuyau d’évacuation qui répandit une substance brunâtre et malodorante dans toute la maison. Notre héros en profita pour batifoler gaiement dans les excréments de son géniteur, ignorant qu’au fond de son être, l’esprit du rat avait fusionné avec les cellules de son corps modifiant profondément sa vie  et son avenir.

Le docteur Mammite mourut quelques jours plus tard des suites d’une infection fulgurante transmise lors d’un rapport sexuel qu’il avait eu avec un vieux cocker tuméfié. Son cadavre fut retrouvé des semaines plus tard, après qu’il se soit fait  en partie dévoré par un fox terrier qui avait réussi à s’échappé d’une des cages. Quant aux autres animaux qui avait été séquestrés par l’infâme docteur, ils furent revendu à de multiples restaurateurs chinois qui apprécièrent grandement la substance testiculaire qui avait parfumé les chairs animale..

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